Ce que l’on porte en soi

Œuvre réalisée dans le cadre de l’exposition Porosité pour le Musée gallo-romain, Villa Loupian. Une grande jarre qui semble porter à son cou des poids et des contre-poids qui la maintiennent en équilibre. Chaque petite amphore en forme de cœur humain est attachées à des roches prélevées autour du site de la Villa. Rappelant nos liens au sous-sol…

être poreuses…

À travers ces contenants poreux on peut reconnaitre des traits d’un visage, asséchés ou en partie effacés… Ces contenants prennent la forme d’une tête légèrement décharnée, car elles ont été produites grâce à un estampage qui lors d’une performance, écrasait les parties molles du visage de l’artiste. La fiole, la cruche ou encore l’amphore se confondent ici à l’humain. Le vivant apparait dans les traces des artefacts qui restent sur le site archéologique de la Villa Loupian et il se transforme en objet du passé. Nos corps, telles des poteries, reposent dans ces espaces, dans un temps long. Ils sont alors aussi solides que des tessons, aussi poreux que les amphores non poissées.

Je suis la forêt que tu pénètres

Je suis la forêt que tu pénètres, pour se confondre l’un dans l’autre… Puis reconnaitre sur les rondins des « vulves d’arbres » prélevées en forêt mais aussi des branches et des cornes aux formes légèrement phalliques. Cependant, ces concrétions ne sont ni féminines, ni masculines, ni minéral, ni végétal. Elles ne sont que des traversées, des interpénétrations de différentes matières de grès, de bois, de corne pour finalement devenir quelque chose de précieux et nous apparaître à travers du bronze.

Ravaler ses humeurs noires

Ravaler ses humeurs noires, 2018, grès et porcelaines, installation de huit éléments de dimensions diverses placées au sein d’un étang envasé à Vernand (Festival Polycultures, mai 2018).

L’œuvre crée l’illusion que l’on draine la vase, que l’on filtre dans le secret les humeurs noires de ce  paysage désolé. Les sucs produits par ce curage expriment ce sentiment de mélancolie avec ces larmes recueillies dans des porcelaines fines et délicates. Cet ensemble en céramique présente ainsi un circuit fermé donnant la sensation que ces concrétions organiques consomment directement ce qu’elles produisent, qu’elles transforment la bile noire en mélasse douceâtre

L’abbatage

Quantité de laine rouge qui s’extrait des cages à oiseaux, faisant apparaître des niveaux de pourpre, de bordeaux, de cramoisi… comme s’il s’agissait de sang séché.

Détournement des éléments de ferme, Résidence en milieu rural, Dompierre sur Besbre.

Branches, éléments de performance

Branche ligotée présentant des protubérances buboniques, des parasites qui peuvent rappeler la forme d’un champignon, d’un polypore sur du bois mort.

Eléments participants à la performance Berceuse, résidence Est-Nord-Est, Saint Jean Port Joli, Québec.

Hommage à San Antonio

 Hommage aux désirs et à la fragilité des hommes, aux propos de San Antonio lorsqu’il dit que la chose la plus légère au monde est un sexe masculin, car une seule pensée suffit à le soulever ! Ici, un ballon d’hélium tient la sculpture érigée pendant un temps…

La prière au renard

La coquette est crucifiée et le renard est vénéré par le reste des gallinacées. Inspiration d’une comptine et détournement d’objet pour la résidence en milieu rural de Dompierre sur Besbre.

Tapis rouge

Mise à mort d’un édredon sur échafaud. Détournement des éléments de literie, Résidence en milieu rural, Dompierre sur Besbre.

Fruits défendus – Les chayottes

Moulages en plâtre patiné, réalisés à partir d’une chayotte, fruit exotique issu d’une plante vivace de la famille des cucurbitacées. Seulement le haut du fruit est reproduit pour créer une masse autonome qui confond la commissure des lèvres et les renflements d’un pubis, à la fois tendre et menaçant.Ensemble de 28 éléments présentés dans une caisse de pommes.